une sorte ce combat s’acharne contre moi
je m’en fous
à la neige la montagne est absente. je rêve à vide
le peu de jour se lève. à qui ferais-je peur?
je ne suis plus apte à recevoir la beauté, la beauté ne m’émeut pas, l’air
ne me respire pas
un trans-heureux me fasse rire
audace d’un bond. décolle oui, de quelques centimètres oui, mais ne pas savoir atterrir
ni où atterrir. rater son frein.
ou quand tout va, obstinément demeurer là
là
c’est tranquille dehors, en cette saison basse
quelqu’un s’avance vers moi, se rapproche dangereusement. son intention m’élimine, que je ne devine pas
elle s’assied pourquoi faire, sur mon banc pourquoi faire
j’ai pas d’anniversaire, mon rat s’est fait la malle
il y a encore un travail d’excision à accomplir sur soi
les beaux jours, on les appelle comme ça, par contraste avec les autres, je suppose
l’herbe rase, et nous n’en sommes qu’au début
à la foire au boudin j’ai pas vu mon copain – les filles se moquent de moi, elles me charrient « mais alors il est où ton copain? »
renfrogné, je tire ma taffe

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