ma contestation s’arrête là, au pied plat d’un voyage détricoté
d’être quelqu’un mon sang s’est comme figé, il a passé l’éponge sur son
errance exorbitée
pas d’origine. un osselet peut-être, craquant
sous le venteux charnier. du poil tout autour de la bite, une simple paille
pour siphonner l’espace
tout l’espace
tu ne m’appelles pas, ni par mon nom
on s’arrange comme on peut pour se trouver du côté de ce qui ne se nomme pas
on joue à un deux trois trou-noir, on triture nos ruptures…
mort de mort, quoi de plus naturel. un chien traversait la route
ou fut-ce le contraire?
le contraire me plaît bien, il a ouvert mes os
mes os en rut
l’effroi l’ivresse, et ma petite main traînante sur les fesses
de l’incommensurable vide
je passais père-piéton, je brûlais les chardons – navrais-je jamais
aimé qu’à reculons?
qui croit encore au réel, alors même qu’on le voit un à un dévastant
tous les champs du possible – m »effraient les arbres
qui règnent de régner, la pluie qui tombe pour tomber, tandis qu’à moi seul l’injonction
de me dresser pour rien
solitaire, et plus encore qu’un peuple, un doigt dans l’cul ou
le vent en poupe si tu préfères. si tu préfères je t’aime, sinon les petits riens
continueront de faire
le rien du tout
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