chien d’orgue, sauf qu’il ne remue plus la queue.
par contumace – tout ce que tu voudras, mais par contumace
jusqu’à ce qu’il finisse, au glorieux sens du terme
comme pauvre con, ouvert à tous les vents glaciaux ou génitaux
de sa putain de condition
j’achète du vide. j’érige un vide. j’investis… dans le vide évidemment.
un coton-tige planté dans chaque oreille, j’attends venir le temps
ça tombe bien il me reste les quelques kopecks indispensables
à la vodka du dimanche
je marche dans ta ville
hébété dans ta ville
ta pure ville de merde
je traverse ta ville avec le sentiment aigu d’être un fléau – peu importe que ce ne soit qu’à moi-même
je te pisse partout. la sainteté
ne se mérite pas
un petit cheval de travers, genre la patte cassée du chemin.
on a oublié pourquoi le chemin, d’où à où, et par quel labeur
alors on parle comme une langue dont on ne comprendrait le sens, des mots, des phrases
c’est par de tels petits bonheurs, morceaux choisis d’insignifiance, qu’on prétend vainement retarder
l’inéluctable…
ta gueule et dis-moi
combien je te dois.
ah bon? si peu? et moi qui pensais
tenir un gros gibier, j’encule une porte ouverte.
ton petit sablier, n’oublie guère ton petit sablier, et ce petit tablier dont les coins
entament ma dignité

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