et la marée morte, dead morte

  ils travaillent entre eux – ils appellent ça bâtir, baiser untel, ou rétablir les liens
  ma vieille a la migraine
  je ne cuisine plus. je ne cuisine plus d’un œil trop mauvais. d’une poêle cramée
  un homme résiste. un homme résiste certes, en moi
  mais pas moi

  je voudrais tourner et retourner ma langue sur ce lange de mélancolie
  j’abîme sûrement la grâce, pensant qu’un petit garçon soit né, cela me donne l’imposture
  tu ressembles à quoi à la fin, quand toi ne comprend plus
  et réciproquement?

  il se plaint d’un si vieux parapluie
  il a tort: une vieille pluie ne sait se faire entendre
  alors il reste là, sans bouger, recroquevillé dans son petit corps malingre
  il attend que la chatte jouisse toute seule
  il s’enterre debout – enfin… il s’enterre jusqu’au g’nou

  ceux que j’ai humiliés… je voudrais me tuer pour ceux que j’ai humiliés, leur rendre mon néant
  je voudrais leur perdre mon corps
  les remercier de me perdre mon corps
  je poserai des petits cailloux dessus
  je traiterai ma vie entière de pisse-couchée

  un petit ciel en bleu, un tout petit ciel
  en tout petit bleu
  j’en demandais pas tant. en fait je demandais pas tant du tant – je rêvais dans ma bouche d’un chewing gum
  mâché par la licorne…

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