péninsule arabesque, le trou dedans

  le quignon.
  je me suis rangé du côté de la mort et ça tu ne me le pardonnes pas. personne. jamais.
  le quignon.
  la mort servait de tremplin vers dieu mais il y avait des trous dans ce tremplin. ces trous portaient des noms.
  pas tous.
  le quignon…

  et comme je ne suis la voix de personne, personne
  ne me caresse la joue…
  je me suis embrassé sur le genou de ton père
  je me suis vu mort dans le miroir inversé de ta vulve, et qu’elle était ancienne
  j’ai failli en crever

  il n’y a que dieu, le reste pue par derrière
  te souviens-tu des cheveux longs, des boucles brèves, le corps blessé du logis délesté
  j’en meurs d’envie
  je meurs d’envie de toute cette absence me
  percutant, me
  persécutant

  j’irai à contre-genou, touché au vif
  tu me rendras jaloux – jaloux de quoi jaloux de rien, juste de quoi raviver toute la haine de soi, l’héritière en sursis
  je ne bandais pas: je savais qu’il suffisait
  de lire le poème à l’envers…

  ne te présente pas à moi sous tel ou tel nom, pseudonyme ou prétexte – il n’est plus temps
  de trahir ni de travestir, de simuler une jambe là où plus rien plus de jambe
  qu’une jupe trop courte
  sur une touffe trop drue
  un rien
  succédant à un rien

péninsule arabesque, le trou dedans

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