tu as rompu l’alliance
maintenant l’air passe en dedans, le chardon en travers
il n’y a qu’un homme, un brave, pour mourir sans bavure…
je n’accepte que les cadeaux
mais les cadeaux désargentés, les cadeaux sans ruban
vivre par exemple, jusqu’à demain ou se bourrer la gueule
afin d’aller plus loin derrière la gueule, tout au fond du chenil
et d’un air repenti…
un chien ne me vend rien. je n’ai pas de chien parce que je ne veux être le maître de personne
du coup pleure le chien, le chien sans maître, le frère de tous les hommes sans homme
girouette énucléée
je ne nourris plus d’exception, j’espère m’avoir compris
la peur est entrée dans l’autre camp, profondément à l’intérieur du mien, l’immatériel
du mien, où rien ne me retient
tout est tellement beau que cela nous interdit d’y vivre, ou seulement d’y
participer – la gare fermée, le train ne s’arrête plus chez nous
d’ailleurs il n’y a plus de chez nous, et je ne loge pas
chez moi ni dans le cercle froid

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