tiens bon
la rame – elle se vide
dans le
bon sens du terme, ou dans l’autre. la vague
arrive trop tard
et renverse un espace
déjà mort.
la rame
coqueli
cots les bien dansants, on s’en
dort un peu chez soi, on se
paume entre le lit, la table
et les toilettes – nulle
trace de soi dans ce monde inhabité: qu’un monde en friche, un monde
parfaitement habituel
mourir
ne f’ra pas de vieux os, j’en veux pour preuve
tout le temps que je mets
à éplucher le temps, la vis que l’on serre
entre ses doigts les ongles ras, les ongles longs si ça te chante non,
ça ne te chante pas
malgré ces crissements de regards, malgré la toux rampante, je navigue à vue, à vau et à l’eau
qu’est-ce qui pourrait m’arrêter, tu crois que tu vas m’arrêter, la mort va m’arrêter
je lui dirai: laisse-moi passer
il a tiré le rideau
de droite à gauche, ou bien de gauche à droite je ne sais plus
pour dégager, ou pour boucher je ne sais pas, la vue, il a
tiré le rideau, il n’en
dira pas davantage…
Laisser un commentaire