chien méchant mord pas l’gitan

  ils ont construit leurs maisons pour habiter la rue
  et la rue leur demeure…

  on ne passe pas à gauche d’un homme blessé, d’un homme à terre
  on lève les yeux le plus haut possible, sans même penser au bonheur
  on raserait les murs, quand bien même il n’y aurait plus de murs…

  on finira bien par trouver
  la pendule ou le lieu, la borne ou la marge bref, quelque part où mourir, une berge
  où accoster notre naufrage…

  bref ils s’aimèrent à plusieurs
  le temps leur parut long, le temps leur parut court
  ils partageaient l’idée, mais gardèrent la monnaie…

  par le chemin le plus long, l’allier de lents détours
  de méandres échappant à toute nécessité, broutant à même la fleur l’illustre
  futilité d’être,
  d’aller…

  tu te couvriras de mort et tu ne diras rien. tu ploieras sous le vide
  et nul ne te plaindra.

chien méchant mord pas l'gitan

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