comme un titre de roman

  souffle après souffle j’arrache
  à la matière de pauvres lambeaux d’âme, on croirait qu’il fait beau or
  il ne fait rien
  de beau ni d’autre, il se touche entre deux arbres en écartant les branches
  où deux arbres se touchent…

  chien de moi, poker menteur ou
  pouilleux déshabilleur – les vacances arrivent
  de plus en plus tôt chaque année, jusqu’à la recouvrir toute et dissoudre le temps dans
  un non-être fragile, chignon mélancolique…

  ta bulle est ainsi faite, elle crève à deux fois l’nord
  : une pour l’enfance éradiquée, la pire en plan et les bouquets pantelants
  au cimetière communal – l’autre pour ce rire gluant, éjaculé à la face
  d’une fille édentée et sans autre pouvoir
  que celui ras d’en jouir…

  rescapé de rien, mais franchement de rien – je te touches tu me touches, à tâtons et en vain recherchons-nous
  l’anus, et d’anus bouche cousue: pire que rien fleurit partout
  un amour sans espoir

  le chien philosophal, celui que l’on attrape
  par les oreilles et auquel on crie: alors tu les entends les cloches, hein, tu les entends les cloches qui
  ne sonneront jamais, ni jamais ne sonnèrent – le piteux goutte à
  goutte d’une chatte, rigole amère…

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