les ongles enfoncés
dans le vif de l’air, je perds mes eaux, je te dis que
je perds mes eaux
éternel broussaileur, débroussailleur des sentes, rappelle-moi ton nom, rappelle-
moi hors la saison – cela devrait se faire, cela devrait faire sens, faire sens dessus dessous
je suis un homme sans pisser d’sus, je suis un homme sans tromper d’femme, je suis un homme
en marche arrière
tout est venu
d’un homme en marche arrière ne ris pas regarde-
moi dans les bleus, pardonne aux innocents pardonne leur
les crimes de leurs bourreaux
le maigre baluchon, le maigre
le sexe droit d’une éolienne – brasse, ronron brasse
à remonter le temps qui ne remonte rien: la chute sans tomber…
et voguent les cercueils. ma mère appelle un chat un chat – où donc m’y retrouver?
à la verticale d’un homme, l’arête tout en travers la
gorge de plain chant
tire-toi, juste tire-toi, et du coup n’oublie pas
les larmes de ton corps, la larve d’un tombeau n’oublie pas, non surtout n’oublie pas
de n’être personne en refermant le nord, en claquant des talons
– pauv’ bête va, pauvre chantier…

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