tu vois les fleurs de cognassier?

  il ne va pas ailleurs
  ni pour clore l’existence.
  se rachète un rasoir
  qui rase de plus près
  ou de toujours plus loin,
  jusqu’au parc où le banc…
  en bout de temps le banc…

  de courte traversée
  d’un ondée passagère,
  par les champs le ferry…
  je ne suis pas monté, ni
  vraiment redescendu
  – il faisait froid alors
  un peu comme aujourd’hui

  mon in-destin, mon amour interlope
  la cuillerée de sable fin –
  je marche à l’envers, je
  tremble à reculons
  vers l’ennui, disons-le vers l’ennui,
  de la queue à la tête le
  scorpion qui se vide

  partir devant, partir à pied
  ou en camion –
  au sud du premier venin, la route qui dit non
  les cheveux au henné, parfois aussi
  les distances écourtées,
  le semblant de tendresse…

  d’un téton à l’autre, le
  chemin parcouru:
  vieux drames dans de vieilles culottes.
  le pourboire dans l’écuelle
  de la dame-pipi
  – s’en va casser sa pipe, le têtard

  mine de rien, cela n’explose pas
  cela rentre chez soi
  par les rues cannibales.
  nul n’y peut, nul n’en peut :
  on caresse le guidon, le guidon
  n’y voit goutte
  – c’est à cela qu’on vit

tu vois les fleurs de cognassier?

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