briseur de rêves, et buveur
d’eau de mare
en contrebas aussi
en allant vers là-bas
de carence en silence
et j’y descends souvent – il pleut
sur le linge mouillé
le linge comme avant
où tu fais route, la fausse route
le verger faut qu’on goutte
toute bruine bruinant
au travers de mon corps
pauvre corps
pauvre petite
fleur des terrains vagues
et des neuves jachères
tourner en rond
en rond sur la roue de secours
héberger froid
la conscience tranquille de
l’arrosoir sous la pluie
posé là sous la pluie
prenant l’eau
fenêtre d’angle
vent sans conteste, vue sur
les petits pois
cela ne marche pas
il, ne marche pas
un peu de traviole quand même, l’amour crapule
– à son sexe une ampoule
achève le décor
de ton toit il ne reste
qu’une gouttière, et le paratonnerre
un pont sur la drina
et même plus de drina
à grandes enjambées le sol
se couche sur le sol
c’est là que tu décrois
ramasses une pelle
et ressuscites un sac
seuls marchent droit les aveugles
dans un monde obstinément
méandreux, de pelouses tondues
d’émissaires sans missives
je tends ma main au nord, et le nord
il en croit pas ses yeux
ses yeux de nord, son crane rasé
Laisser un commentaire