d’un ange tu changes la couche – il faut bien que quelqu’un s’en charge me diras-tu. ou ne me le diras-tu pas. ou ne le répéteras à personne. l’inconnu m’inocule une certaine forme de perplexité et j’en ai bien la gueule. je me mouche dans du PQ tout le monde fait ça ici
le grand bond en arrière a raté son salto – les gens font comme ils peuvent, vraiment. on s’obstine désespérément à vouloir faire le beau, peine perdue. j’arrive à temps pour voir quoi: les cyclistes sont déjà passés, laissant flotter dans leur sillage cette odeur de talc, d’amour inconsolé
tout parle de précarité, s’inscrit dans la précarité. et la précarité d’éternité, et dans l’éternité. à moins de faire semblant – semblant de, semblant que, si peu ressemblant cependant. ça n’fait rien. ou si ça fait quelque chose on n’en parlera pas. on ne l’évoquera même pas, à table ou hors propos
la presqu’île, pire qu’une île puisque reliant directement le nulle part au quelque part. j’ai donc voulu m’y rendre. à cours de jus, un peu comme ma vie. ma presque-vie. tu t’attaches à moi or mon piquet prend la forme d’une croix, vague réminiscence de l’impossibilité d’être un
tandis que le monde est tellement plus simple dès qu’on ouvre les yeux. c’est à dire qu’on les ferme à tout ce qu’ils perçoivent au-dedans. au-dedans c’est plus dur. au-dedans poussent les dents. un sexe me tient chaud. j’espère qu’il te tient chaud à toi aussi, bon gré mal gré
quelque part sort de l’ombre. laisser le temps mourir le rallonge un tant soit peu. j’ai résilié tous mes abonnements. désabonné. la tête en plein vide. le vent la claque et pourtant je n’espère rien
Laisser un commentaire