dans mon atmosphère. dans ma pure atmosphère. et tu t’y prends comment toi pour chanter jusqu’à huit – à deux déjà moi je me noie, à deux doigts d’être là et voilà qu’on m’en coupe. alors je réagis. je sais que je ne devrais pas mais je réagis. d’une réaction scrupuleusement inanimée, toute intérieure soupçonne t-on
la différence entre moi et moi va s’accentuant, franchir un seuil ne fera qu’entériner la rupture. toute rupture. entre soi et soi par exemple. par un contre-exemple montrons comme tout est joli, comme tout nous semble beau, et l’effondrement mignon. rien cependant ne nous distingue
j’avais froid aux pieds. simplement froid aux pieds. il eut été douillet d’avoir où les rentrer, un entresol où les fourrer. le froid remonte. il se trouve que le froid remonte, et cela seulement. j’ai dans l’idée qu’un amour creux réchauffera misère. ça résonne un peu comme un miroir sale au fond d’une piaule. je veux dire sur le mur du fond. où donc un mur quelconque
je me suis encore pété une dent. ça m’arrive souvent. dans mon sommeil notamment, mais pas seulement. je passe à autre chose, pour autant qu’autre chose y consente – ce qui n’est pas donné d’avance, acquis prématurément. réfléchis juste un peu: à quoi bon s’en tenir? pas à grand chose comme on s’en doute. je me pousse donc sur le côté et je laisse filer, faisant celui qui ne voit pas, louchant ailleurs
il y aurait presque une douleur. une de celles qu’il n’est nul besoin de surveiller, ou dont on n’a pas à se méfier. un stratagème de haute inefficacité, un bandeau poliment mis sur les yeux d’un aveugle. on tue bien les cochons… et puis tu t’es remise à danser, le cul nu sous ta robe d’été, comme pour suggérer à toute chose, et même à ces jours mornes, de rentrer dans l’ordre. or l’ordre crachait du sang…
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