gentle people

  il ne bouge pas. il fait ses valises. c’est pourtant lui le mort

  il se réveille enfin, il se réveille pour de vrai. autrement dit il se réveille nulle part, n’ayant jamais vraiment dormi

  l’évidence évidemment n’est pas celle qu’on croit – de là la vertu du paradoxe, le koan de l’âne, le petit moment qu’on prend en grignotant son pouce

  et s’il n’était qu’un homme, tout au fond de la classe, le cancre aux pieds sales, qu’il n’osait te sourire

  il tourne en rond sans s’en rendre compte, petit hamster-bicyclette. il tourne en rond c’est le chemin le plus court

  il y a la mort et il y a plus profond que la mort encore, sur lequel la mort ouvre les yeux. quoique cela dépende du mort…

  les enfants ont le cœur mobile: on leur donne un caillou, ils font une marelle. sautillant sur un pied ils scandent « six et six douze, à trois tu tombes! »

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