sur un bout de carton

  la petite pluie s’amène, une pluie
  minuscule

  sous ses mains, sous son creux, qu’en est-il?

  d’un geste je suis mort, c’est plus fort que moi

  un jour j’espère retrouver quoi, au fond de soi?

  où comme il y a l’ombre et la douleur, j’avance d’un pas

  j’achève de me contourner: toujours le même vide-ardent

  un ciel trop bas ce matin – j’abdique

  il ne sait plus qui pardonner, alors il pardonne à tous. moi pas

  survivre rase mourir

  du plus haut au plus bas une pente se redresse, s’élève

  ici est ailleurs, un peu plus loin encore – et donc?

  les doigts teints de myrtille

  mendier un brin de soleil à un ciel gris, c’est tout

sur un bout de carton

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