lave les carreaux, répare l’irréparable, ment sur mesure
lave les carreaux aussi.
tâte les distances, promène ton chien entre deux averses. et sinon rien
et donc rien, d’innocente main
la pluie me sert de quelque chose, que tu ne retrouveras pas
il manque.
un peu comme des dents dans la bouche, soi à soi-même – il manque.
chaque pas hésitant à fouler ce
sol résolument étranger
et qu’est-ce que foutre là, multinationale du trou.
en marge de ses œuvres. tu n’habites plus là. et pas plus loin que ça
et pas plus tard qu’ailleurs, l’attention défaillante
il plonge. tu
n’habites plus là
cela n’en finira t-il. cela n’en finira t-il
donc pas?
prends mon nom et maudis-le, maudis mon nom. replonge la taupe
l’hiver en passion brutale, en rêverie sur le billot
bois brisant. tu fumes assis.
ne reste rien, d’un regard doux – un jus d’ortie peut-être
un vent teigneux se faufilant par la braguette ouverte
et le sang coagule instantanément, qu’il sourde d’un fond d’homme…

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