je ne parle plus
que par cervelle interposée
même pas. le front contre la vitre, il gèle, qu’en dis-tu, il gèle.
tu n’en dis rien, par silence interposé – il ne te viendrait pas à l’esprit
d’en avoir un. regarde ailleurs
ailleurs qu’en moi, ailleurs qu’en soi, sidéralement regarde
sidéremment
cela ne me regarde pas. cela ne se regarde pas non plus
non plus
et que cela nous tienne lieu de désastre. s’effondre
un pas en avant. s’effondre
un pas gris
entre le vide d’ici et le vide là-bas, s’effondre
le nid
la soupe on la mange froide, le nier ne la
réchauffera pas, ni de battre les mains, les bras contre le tronc.
serrer les poings, la vis, se
recroqueviller sur son zizi à soi, sa substance mentale
ramassé sur son trou. il faut
rebattre les carte en brèche, il faut
recoller son bison, en recueillir la bouse, il faut
retrousser son bison
et si jamais le temps ne fut… à plein charniers
je te passe le poivre si tu me rends le sel, tu traces un cercle je m’y faufile, rien qu’aux genoux
je sais, ça n’a plus d’importance
il grandira avec le vent
à qui revient donc l’honneur de mourir, de déchirer la voile
noire, la voile noire
à quel arrêt de car, après quel dernier car
souillon
souillon, va.
couver le trognon sous l’aisselle, mourir pardonne
sur ma paume la vie ne pèse rien, pas un gramme de sein, une gorgée de lait
probablement périmé.
il s’exerce à la mort – qui ça? le temps de jeter un œil dehors, la vitre au front, la pluie en soi
rien à dire, non, rien à y redire non plus
non plus

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