les émancipations rossignoles

  tendre une vitre à la pierre, un silence au mur sourd, ou regarder du mauvais côté en traversant la rue
  m’auront mené ici, au seuil d’une pluie qui tombe, d’un ciel qui mouille
  un pas jeté devant l’autre et au-dessus, en bancale utopie, un homme tricotant le temps au moyen d’aiguilles désaxées
  et sans le recours d’un fil à suivre, à tordre ou à dévider des doigts d’une quelconque
  ariane neurasthénique…

  plus tard et les mains dans les fouilles, j’attrapai quelque chose que je n’aurais pas du
  il s’y trouve toujours, comme on se trouve ailleurs, raclant la couverture
  le miracle d’avoir lieu m’aura glissé des yeux…

  la mort s’arrête là, le compte à rebours
  s’enraye, personne ne nous
  offre plus de bonbons, les bonbons pourrissent les dents, baver sur
  le ventre extrapolant de femmes en cloque ne nous absoudra pas non, pas plus que
  de nous enduire le front de leurs foutues menstrues admettons-le, admettons
  d’être sous le chapeau plus haut que le chapeau, impardonnables cela va de soi
  mais rigoureusement innocents

  non ne m’épargne pas la douleur, épargne-moi seulement de
  céder sous la douleur. je ne prends plus le train
  depuis un certain temps déjà, le ferry moins encore – faute de mer sans doute,
  de mornes plaines à traverser, de réponse à donner
  pierre pomme cuillère et tout ce qui navigue de bouche en bouche, je ne prends plus le train te dis-je
  de ferry encore moins

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