που ‘σαι μωρη , qu’est-ce tu fous là sous mon balcon?
tu manges une pomme. et qui mange une pomme mange un ch’val, et les pépins qui vont dans l’ ch’val – j’ te fais pas un dessin
qui est un homme vaut moins qu’un homme, et qui va là rentre chez soi, point barre
je me suis arrêté près de toi, histoire de te caresser les fesses, faisant celle qui n’a rien vu
tous les pendus se baladent dans la rue, ou traînent le long d’obséquieuses départementales
je voudrais mourir. je sais pas comment m’y prendre. je voudrais pas faire de salissure. je t’en prie aide-moi
un chien en encule un autre. ça tue le temps
si j’écarte les bras une flèche me perce, si je tourne le dos un lourd couteau me lèche
j’abrège les souffrances, je saute dans le vide. j’espère que les ailes vont tenir
tu me parles sans douleur, comme si je ne servais à rien – ça fait bizarre de se sentir autre part qu’en soi
tu me manges le fœtus, j’essuie tes lèvres avec ma langue ou le revers de ma manche, et toi tu me bouffes le fœtus
lâche-moi dans l’oubli, veux-tu…
je dors longtemps, longtemps, rien ne pourra plus
me réveiller, j’étripe un mort.
souviens-toi de moi, qu’il respire encore l’odeur de ce qu’il reste de soi, mon âme moins que ça
mon âme n’est rien, et cela seul la sauve
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