le vent s’imprime, mais non, le vent justement, est qu’il ne s’imprime pas
et je défends mon nom
et je défends ma race
moi qui suis sans nom, sans race
et qui assure une circulation fluide entre par exemple le vide
et ce que fut l’amour
un chien c’est égal, un chien c’est mort-né mais moi
mais toi petite souillon, la radio dans l’oreille
il faudra rendre des comptes s’il reste qui que ce soit auquel rendre des comptes
place de grève déserte
un monde sans bruit
ta mère oh la raciole, le rhésus posinégatif
j’aime une denrée, une denrée c’est rare, aujourd’hui nous sommes armés
nous sommes
armés
un monde sans mères
nos ancêtres ont la vie dure, la verge récalcitrante – des hommes persistent malgré tout
à désirer des femmes, sévices versa
des murs invisibles à l’œil nu, des barrières virtuelles, ne tenant que par des bouts de larmes, des palettes de chantier
de solides nerfs de bœufs
je crache dans la bouche de ton âme et ton âme
reste coi
un siècle plus tard je fus un homme, je fus une femme, je fus
l’enfant de l’enfant de mon enfant
l’animal régnant
la lumière régnant
le silence régnant
bref rien dans les poches, que des doigts au compte-goutte
les chiens se sont répandus, les chevaux
me regardent froidement dans les yeux, je suis descendu à la mauvaise station, toutes les stations
déclarées désormais mauvaises, j’ai attendu quoi, j’ai attendu qu’ça passe
que tout passe
et l’attente. après quoi les animaux
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