des bouts d’chandelle, mais alors de toute petite
chandelle, des mon-ami-pierrots
je te suce la langue et en échange que me
tu ne me tu
suce rien, la langue rêche
j’arrive pas, j’arrive pas au milieu
dérivant chavirant, charivarissant
marcher sur des ballons flottants, de fébriles cerf-volants
jouir mais quand, de quoi, pourquoi ?
abdiquer mais en quel nom, sous quel
pseudonyme, abdiquer mais à quoi ?
boule-à-zéro, t’as-pas-cent-balles
que l’homme est vieux
que l’homme est maigre
un pansement sur la glande
j’ai peur de vous mettez-vous donc
nue à ma place, j’ai peur de vous, de respirer
un pansement ça s’arrache
je fais le lit
chaque matin
je fais le lit chaque matin
défait, je fais le lit, la nuit défaite je fais le lit, j’ai toujours honte
– est-ce normal d’avoir ainsi
toujours honte ?
j’admire les gens qui ne
se suicident pas finalement, parce qu’il se sont ratés, ou n’ont
pas osé tenter, j’admire les gens qui
préfèrent prendre leurs vacances en hiver, marcher le long lugubre
de saint-aubin sur mer
une tombe creusée
en plein nulle part et à mains nues, des appels de phares
pour prévenir des flics
je n’imagine rien de plus fabuleux que
le sexe de cassandre
(honni soit qui le força)
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