les chiens s’en foutent, ils n’ont même pas
d’herbe à mâcher, il ne leur reste rien leur estomac est vide – et du coup leur regard
étrangement s’approfondit, on ne respecte pas les distances on ne respecte pas
grand chose au final. on fait l’amour seul dans son lit
un grand nombre d’hommes sont revenus d’entre les morts, on bu un coup, se sont dit
mais pourquoi pas nous ?
on se noie dans l’absence d’eau, l’absence notable d’eau. on se jette d’un pont quoique le pont soit trop bas
le pont trop court
je suis un homme, un homme nu, prête-moi ton mouchoir
j’oublie tout: le mot avec la langue, , le temps dans la seconde. Il faudrait que tu m’accompagnes
on trouverait où en route
un homme une femme, un homme – à peu de choses près un auto-stoppeur, la forme
exacerbée d’un vide, un anus en plein
milieu du front, un homme une femme, un homme au pied du mur
ou comment faire le mur
un peuple s’endormait, l’autre ceci dit était
mort de trouille. son train voyageait peu, sa valise
portait léger, son chien ne se
fatiguait pas. lui non plus voyageait peu c’est le sort réservé à ceux ne possédant qu’une
seule paire de pompes
la mort elle marche dans l’herbe
pieds nus
son chien gambadant alentour, nu-pattes également j’ai le coefficient zéro par ailleurs faut-il le préciser je ne
remplis pas le vide: je l’habite

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