seule ressource mendicité

  beaucoup moins d’action du coup, on ouvre des hors-champs
  je ne prétends pas à grand chose, un peu de conscience seulement, surmontant surplombant
  sous-tendant le néant
  il restera peut-être de la place aussi
  pour les auto-tamponneuses ou les
  fausses déclarations

  on ne se plaint pas on meurt, sans réelle conviction d’ailleurs, on est sans profession
  on craque à vue comme ça, on se ballade nu
  personne pourtant ne voit que l’on va nu, piétinant des bris de verre et se regardant dans des miroirs de poche afin de se convaincre
  qu’i y a kekchose à voir

  je croyais être un homme or un homme
  n’a pas de race
  et je n’ai pas de race non plus
  rien qu’un oreiller
  pour moi pour toi, pour trois et mille, qu’un oreiller pour rien, je croyais être un homme or un homme
  dort debout

  le truc n’est pas de mourir, c’est si mourir revient à la terre
  ou au ciel, et qui règle l’addition
  je conçois le monde comme un immense manque de pitié, que l’éternité ne parvient pas à compenser, ni mes quelques pièces jaunes dans la poche
  mon linge indiciblement sale
  mourir-seul ouvre une brèche dans le néant, le néant ouvre une brèche dans le néant, mieux vaut crever que rien

seule ressource mendicité

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