je ne mens pas je reste nu
au milieu de la chambre, à portée de fesse tout de même
d’une chaise, par laquelle j’ai remplacé le banc
le banc d’en face, toujours d’en face
d’en face de rien
toujours de rien
ma nuit mon siège, ma façon d’être en tous les cas
de respirer sans transpirer. quelqu’un me dit méchant, quelqu’un me tape
c’est encore cette impression qui me taraude, de servir de cage de verre
à une mouche
mon timbre est inutile, mon timbre ne colle pas. mon timbre
ne sonne pas. nausée ne gerbe pas
qu’y a t-il d’autre qui ne pas, ne plus, ne rien ni ne
qu’y a t-il donc
regarde, il reste
du pipi sur tes cuisses. tes lilas sentent la mort
hors-temps, hors-piste, hors-service. ne danse pas
retourne dans le ventre, tout à l’indicatif
pas de truelle pour une telle béance. les chiens même n’aboient
en retard à son propre enterrement, les pompes souillées
encore une histoire de chien
montre-moi ton poignet. il est mignon ton poignet, il est fin
de carreau cassé, d’herbe rasée
je te parle d’amour tu me craches les pépins. il vaut mieux
recracher les pépins, la mer n’y est pour rien:
elle se dit pourquoi moi

Laisser un commentaire