lits pliants

  voilà c’est comme une connasse en slip et en selfie, une
  dent qui bouge, un cercle qui
  jamais ne se ferme, un poing en pleine trogne un poing ça casse ça
  n’ouvre toujours pas

  chien dans ma ville chien, la mort dans l’âme et plus profond ça
  n’existe pas, ça s’essuie la bouche
  sur la bouche, on n’a pas le droit de
  laisser les gens comme ça non on n’a pas le droit
  et pourtant on les laisse

  il y aura
  la pitié il y aura
  plus grand que moi il y aura le LSD, le LBD, la DDR les MST, puis ces extrêmes
  solitudes et si discrètes, irréversibles qu’on ne les voit pas qu’on ne leur sourit pas qu’on ne
  les décrète pas – abandonner tue, je m’abandonne, je crois qu’il ne suffit
  ni de vivre, ni de mourir

  un chien m’a pris ma loupe, du coup je n’y vois goutte
  je ne mange rien non plus, l’ombre de moi
  couvre si peu d’espace en fait l’ombre de moi
  ne me couvre même pas

  maudit soit de mourir assis, et maudits soient les absurdes danseurs
  les pommes sur le balcon qui viendra becqueter les pommes
  sur le balcon. un homme est rond
  qu’il ne se dresse ou ne succombe, un homme est rond. sphérique. encéphalique

  les orties ça pique, les ronces ça écorche
  les morts font les bulles, les vivants l’air dans le bulles
  tu me donnes ta main et je te mords la main, tu me donnes ta chatte et je te mords la chatte, tu ne me donnes rien
  il grêle orang-outan

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