quelqu’un sans qu’on lui dise

  je n’sais pas comment dire alors je ne dis pas. je dis que je ne dis pas, ni comment dire. donc je me tais
  je dis que je me tais. mais je tais que je n’dis pas, ne dis pas que je dis que je me tais. ne me tais pas
  ni ne dis. rappelle-moi mon nom s’il te plaît. lolek. je m’appelle lolek. c’est un pseudo. le pseudo de qui ne s’appelle pas
  . sans déconner

  mon chemin c’est une corde et je glisse la tête dedans, comme on glisse un sexe dans un rond et qu’on finit par dire non merci, je n’en veux plus
  dépatouille-toi avec ton chemin
  on peut toujours dévier, se faufiler sous le tableau des departures, se défiler. on peut toujours tomber avant
  d’arriver quelque part, d’obtenir quelque chose
  non. on ne peut rien

  dieu sans sa miséricorde : pathétique. il se fait chier. ne lui reste plus qu’à tout casser
  ben elle ou lui c’est pareil sans la déréliction : déconfine au petit trot, les interjections virales, vols à l’international, la
  déchéance d’humanité. s’en bat les couilles. elle ou lui c’est pas grave
  ils se ressemblent tellement au fond qu’on finit par
  ne même plus les confondre

  qui de moi n’a pas dit l’heure ? qui de moi issu d’un fond de sac n’a pas troublé ni su doublé
  l’apparence ? et surgit à la seule idée d’un baiser s’empalant sur l’arête
  la queue plongée dans l’eau gelée du trac, ou encore le supplice hilarant du
  tape-cul ?

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