partir en terre, en brique ou par-dessus
les temps, écrasant ces
jolis coquelicots mesdames…
je ne veux pas m’élever, sauf pour un
je-te-tiens-tu-me-tiens par la barbichette à hauteur du
dieu d’entre trois clous il faut passer
entre les clous
je contemple avec une intense pitié
ces tuiles mécaniques – je voudrais te sucer la chatte avec la langue
d’un homme à l’instant né
une tombe au soleil, petit jardin fané – il faut des mots sur ce qui fut afin de
délivrer le présent de
n’être rien
il y a un degré où la peur cède: sage euphorie du plus-rien-à-perdre
et te laisse embrasser…
je me baisse pour me gratter la cheville et lorsque je me relève, plus rien n’est comme avant, étant donné qu’apparemment
avant a changé d’pôle
des incantations tu dis. or elles
résonnent en plein trou noir
– c’est l’heure quand on y pense
si tu meurs ne me le dis pas, envoie-moi simplement
une carte de l’au-delà, comme si le moi de l’en-deçà que moi je suis se trouvait
au-delà d’un au-delà – je n’en demande pas plus…
Laisser un commentaire