recommencer à dire, recommencer à penser
s’asseoir dessus.
mécaniquement les heures
s’enlisent à gué. marcher dessus
s’éteindre. éteindre l’extinction
sortir enfin
définitivement. sortir
de long en large
j’ai un doute
un doute poussiéreux, un doute
non permis, mais un doute
indubitable
un vide sous chaque pas.
certes l’été me manque en
plein cœur de l’été.
creuser plus haut
rien à faire vraiment
sinon remonter
le fil de l’attente, jusqu’à la
prochaine coupure
sauter, rester
suspendu en l’air – peu importe la hauteur mais prenant garde de
ne pas retomber
ras de lévitation
ponctuelles les absences.
appuyant son ombre sur
le mur d’en face.
qu’il tombe
mourir sur le côté, histoire de
laisser à chaque atome le choix de
s’envoler s’enfoncer, selon son gré.
s’enraciner dans un nuage vas-y
non. revenir. non.
quand être c’est se perdre, avec
un plus ou moins léger
accent étranger…

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