la pluie quand elle s’arrête

  un homme, une rive.
  tu casses la marelle et c’est encore un homme,
  une rive
  même si rive de rien.
  tu fracasses un nuage

  il s’en sert pas
  il reste là nature au flanc, l’œil en maraude
  déporté de son lit, en léger différé comme on dit, fantôme d’une
  mort intermédiaire

  vue déficiente sur un
  poulailler désaffecté, un monde
  inadvenant.
  il y a un banc, c’est certain
  un banc si lent, chute à l’horizontale
  pesanteur en suspens

  en l’état
  d’inurgence absolue, la fosse large ouverte l’esprit
  déconnecté, la planche d’exister clapotant sur nos
  déconfitures et faisant face, toute face dehors
  au ciel gris, gris à perpète

  carrément cil tombant
  ou frissonnant, à l’instant défaillant
  replâtrer le nombril, le cœur d’une absence vive, errer jusqu’à
  en rester chauve

  impotente dérive, cavalier seul et sans monture
  pisser les dés
  les voir tomber, perdre la face, le gant, le geste
  on n’apprend rien par chœur, haut-le-chœur, ras-le-chœur
  la langue se vide…

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