je manque de sel. bon, je manque.
l’odeur des pins l’odeur des foins, bon. le désarroi féminin.
je m’arrête là, je n’irai pas plus loin – plus loin c’est à partir de là d’où
je cesse enfin
nuage. hermétique. nuage.
j’aime bien quand je vais alentour. car alentour m’assiège
m’élimine me
radicalise
exister procède d’une rupture éminemment violente. exister résulte violent. j’ai fait ce que j’ai pu j’ai arraché, verbalisé
frayé un trou. j’ai pas voulu comme ça. mon petit tas de cailloux
l’herbe qui pousse, jusqu’où elle pousse, sous quel la rase net.
j’ai donc mangé le rat, le rat aride de sens. qu’un sourire me défigure, d’un sourire flasque la transfigure
en tout petites coupures, en roubles en zlotys je rachète le néant, je rachète
le néant court toujours
les ailes parfois c’est juste de n’avoir plus de poils ou de plomb sous les bras, à tordre la raison.
je m’étais trompé dès le début pensant qu’être serait gratuit de gratuité alors qu’en fait, être
mais à titre totalement gracieux, la corde au cou
le ciel ouvert
je marche à côté de mes pompes et du gars qu’elles portent, y enfonçant des clous
tant de grâce en ce monde et je ne sais qu’en faire, j’étouffe de la grâce
miserere miseris, j’ai besoin de vent vide, de broyer le grain vide

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