la sous-jacente

  caresser le contour ou encore le contour, du moment que ça
  ne la touche pas
  ne l’affecte pas
  ne me rend pas jaloux, troué sur place
  troué d’un trou
  tout pénétré d’un vide, ou d’une absence

  mort d’avoir mouru, tu ne dis pas bonjour
  tu t’arranges avec la grue
  rien qu’en surface déjà je perche ou je pends comme au
  sommet d’un fond, à la cime d’un vide
  il n’y a pas d’arête, dans le vide…

  quelqu’un ne m’aime pas et ce n’est pas la première fois
  qu’on me colle
  du chewing-gum sur les seins, les tétons plus exactement – je suis un mec vois-tu et un mec, ça ne fait pas semblant
  même de faire semblant

  je me suspends à mon bras, c’est pas tout à fait comme ça encore
  que l’on prend son envol
  c’est pas tout à fait comme ça je crois
  qu’on arrive quelque part, quelque part où il ne
  pleuvrait presque pas
  sans qu’on s’en aperçoive

  je marche hors la ville, hors la ville colle à mon pas
  quelques brins d’herbe un jet de pisse
  rebaptisent tout un square, ce qui manque ne fait pas
  mystère de son absence, je sors un bout de pain – il mouille
  un bout de pain mouillé

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