l’enseulement

  parce que tot, dead, mort
  πεθαμένος είπα
  et si loin de tachkent…

  sous le banc, mouillé aussi
  pareil que sur le banc à peu de
  choses près
  la pluie passe au travers

  il y a bien quelqu’un pour se promener derrière moi et me souffler
  que tout n’est qu’ennui, mortel ennui
  délicieusement ennui

  les ténèbres
  vont encore plus vite que la lumière, sans même se déplacer
  et j’ouvre ainsi mon cœur, perplexe,
  à la dureté des bancs

  je tombe toujours en panne de
  quelque chose – de vivre, d’alcool, et aussi de mort parfois
  mais parfois pas

  qu’est-ce qu’il caresse au cou, qu’est-ce qu’il renifle, et de quoi s’habille t-il ?
  d’une odeur. il s’habille d’une odeur, rien que d’une
  odeur, évanescente béquille…

  il se gare sous la bruine, attendant
  que ça ne passe pas
  à regarder sans cesse ce qui ne passe pas, le passage
  c’est ce qu’il appelle: fumer sans clope

  extra-muros, et sans les constructions
  éradique les ports, les maisons, les toits
  l’air chauve au-dessus des toits et chevauchant l’air chauve, sexuel et néant
  néant sexuel

l'enseulement

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