mourir ne se fera pas assis, rien que pour ça il faudra se
lever, décoller de
son banc
avec ou sans l’aide de dieu le suprême to-
boggan
mourir ne se fera pas assis
expirer ne se fera pas sans aspirer
la taffe. la nudité des pieds: un départ d’ailes déjà, coup sans férir
– c’est ainsi que
lever de soleil sur des seins fatigués
on pleure nos veuves
du milieu de la bouche un trou s’échappe. nos journées
ne ressemblent à rien. ce n’est pas ressentir.
un banc, donc
cercueil à l’air libre
à l’air libre ou en plein jour, au vu du pire
un tronc qui mouille
les fesses or les fesses
sèchent-elles ?
fais pas semblant de rien, ni de quoi que ce soit. d’toute façon on t’a vu
te faufiler de bon matin, nourrir les bêtes, bénir de sperme
un bouquet décati.
ça miaule au fond des cours et ça miaule de partout. et de partout parti
avant même d’être là
de nulle part revenu
– nu se coucher sur la mine et ne plus s’en re-
lever
il fera nuit même en plein midi il fera nuit, ou le contraire peut-être
avec un peu de chance
et toute la nécessité.
tout nu face à la mer tout nu – est-ce donc moi
qui ai pissé tout ça, ou la goutte tombée s’apprête t-elle
à remonter la pente ?
Laisser un commentaire