la mort a une idée de moi, moi pas
moi pas dedans mon coup
choisis-en une au hasard, comme le hasard fait bien les femmes
et c’est un trou devant
il n’y a pas de vie là-dedans
à moins qu’un rail n’ait pris la tangente
à moins d’avoir jamais dit oui, voire consenti
à moins d’avoir vraiment vécu
je ne m’appelle rien et toi, comment m’appelles-tu et toi
comment t’appellerai-je ? le nœud de delta blonde.
j’apporte un bras un bras ça pèse pas lourd. j’apporte une manche
une manche ça flotte et tout
tu ne m’appelleras plus, promets-moi tu ne m’appelleras plus, tu feras juste semblant
que je n’existe pas et effectivement, je n’existerai pas
lundi et jours de pêche
empêche-moi simplement de mourir
et que nous dirions-nous si nous cessions soudain de nous mentir ?
je ne prétends à rien, trichant mais pour moi seul
puis il a plu
c’est pas de ma faute si il a plu
c’est la faute à personne d’ailleurs, ni la faute d’un homme
: il a plu, c’est tout
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