c’était mieux quand les choses
semblaient autres que ce qu’elles étaient – du moins pouvait-on
espérer s’en sortir. elles ne sont désormais
que ce qu’elles sont, réduites à leur insignifiance, leur grotesque évidence, on ne sait même plus de quoi on tombe, pomme plate
en quelle mer on coule, sans qu’une goutte d’eau…
c’est à moi qu’ulysse rapporta sa rame – pas une super rame cela dit
j’ai contemplé ithaque de son point culminant, j’en ai même gardé une photo – je te la montrerai si tu veux
des hommes qui renoncent à leur possession pire encore, des hommes qui ne touchent plus leur femme
des hommes privés de rame…
si tu es parvenu à mettre un pied devant l’autre bravo à toi: tu viens de faire un pas
un autre suivra nécessairement, dans le sens de la marche et ainsi de suite, de suite mène au combat, de suite mène à la perte
ravale t-on ses pas comme on ravale sa salive, resiphonne t-on le sperme éjaculé – et qui vous le rendrait, vous le
recracherait à la gueule, et là sans masque ?
tu ne m’appelleras pas par mon prénom, ni d’aucun nom tu ne
m’appelleras pas, d’aucun secours
si je veux je lève les bras en l’air, si je veux les laisse retomber je ne suis de toute façon
l’homme de rien, dans le rêve de quiconque. d’un claquement de doigts tombent les doigts,
claque la morte…
un jour qu’on n’avait pas peur on a levé les bras au ciel, le ciel s’est retenu
je n’aspire pas avoir existé pour quelque chose, mais au moins pour quelqu’un, pour que quelqu’un
n’ait pas existé pour rien
ni pour moi, clause de
confidentialité
Laisser un commentaire