quelqu’un devant se met à prédire qu’il y aura un après. pêche réservée
il vaut mieux ne rencontrer personne, appuyer sur la gâchette, tirer la chevillette
mauvaise rencontre, mauvaise passe, l’incertaine identification des corps
je te parle mais c’est comme si je parlais à un enfant, une arête, le mur
qui arrête le son
se rétracter. la voie si peu commune, alors se rétracter
de tout, -te parole, tout engagement, tirer sur la zézette, la chevillette. ramoner le serpent
je caresse la vermine ça ne ressuscite rien. je caresse la famine le miracle ne se produit pas
si au moins on disposait d’un séchoir, pour sécher quelque chose…
les seins ne sont jamais vraiment nus, qu’ils se portent bas ou hauts, ils s’affublent de seins, pesant leur poids de seins
l’amour dénude mais une fois dénudé et que rien ne recouvre tu tires sur la quéquette la chevillette, tu craches mort d’homme
où il y a un trou tu regardes dans le trou. où il y a une pierre tu mastiques, consciencieusement,
la pierre
quelqu’un ne veut aller nulle part, et se trouve pris au hameçon de quelque part
avec un poids sans raison d’être, une familiarité qui ne s’invente pas
tu passes la main dans les cheveux y a plus d’cheveux, tu renifles tes doigts y a plus de doigts. tu te dis bah qu’est-ce qu’on va faire
encore debout à cette heure-ci, encore debout
à cette heure-là
le reste du temps il faudra bien qu’il pleuve, de temps en temps
au fond qu’est-ce qu’on s’en fout – étrange que ça fasse mal à ce point, au point du fond qu’est-ce qu’on s’en fout
on n’est même pas rentré chez soi, on ne s’est même pas
retourné pour voir, s’il y avait quelque chose à voir
on aurait bien voulu savoir pourtant, acquérir la certitude
qu’il n’y avait rien à voir. ça nous aurait
débarrassé de l’esprit
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