je n’ai pas le lieu de l’Émouvoir
un homme c’est tout, une pile en instance. j’ai pas
l’innocence de m’endormir, j’ai pas le fluide
à la tête d’un homme mort une croix creuse le temps, un tabac reste ouvert
le dimanche et aux heures creuses. j’ai pas le lieu
de s’Émouvoir
je ne marche pas, je ne marche plus. je ne m’assieds
là sur un banc. pas. je le refuge.
est-ce que tu m’amènes un peu de lumière
est-ce que tu importes un peu d’air dans l’asphyxie de l’intérieur
est-ce que tu cours à quatre pattes, le loup au cul
la certitude du pire rassure non par le pire, mais par la certitude
un jour je serai creux, et je sauterai dedans
l’espoir de m’endormir enfin pèsera sur
ma conscience, ci-git une conscience
la belle au bois dormant, les cuisses à l’équerre
et je cracherai dedans
depuis ce matin je ne me réveille pas, je ne dors plus
les yeux de mon âme et conscience ont largué leurs paupières. j’appelle un s’cours
une roue
j’appelle une roue une tuile, et ça tombe de partout
ça déboule de toujours
la vierge d’un trou, la bâche en plastique noir
personne ne me remet dans ma bouche, personne aucun son
en face de moi, autour de moi et en moi, je dévisage les terreurs
qui perd pied, même s’il n’a pas encore ou jamais
jeté le dé, balancé la chanson
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