un peu à l’image d’un homme qui se noie mais n’en abuse pas
un homme qui m’empêche d’aller plus loin, plus loin que de ne me reconnaître en rien, bouffée d’inoxygène
un homme qui, depuis la nuit des temps, manquerait à l’appel si l’appel n’avait, depuis la nuit des temps, manqué lui-même à l’homme
ce sont des choses qui arrivent n’est-ce pas, même si l’on regarde ailleurs…
cela ne m’avance à rien de savoir que tu n’existes pas quand tu restes planté là devant ou en moi, tel un
bâton d’eskimo…
il se peut qu’un homme dure, qu’il se tire les cheveux, il se peut qu’un homme ne rencontre en soi qu’une faible résistance et qu’il s’assoie le soir à son seuil, comme si une fille allait jamais passer là, qu’il regarderait passer
transgressant ainsi l’im-
mortalité
un chien vaut mieux qu’un rien, un tiens mieux qu’un tu l’auras pas
un monde sans horizon s’effondre, un monde sans horizon n’ayant plus pour horizon que son propre effondrement
c’est un château de cendres, j’ai de la cendre dans la bouche
c’est la langue de marie version carbonisée
et pourtant j’aime beaucoup, j’aime beaucoup
de travers mais beaucoup
la mort prétendis-je c’est de ne faire partie de rien, de ne rien partager or il s’agit de bien plus
ou d’un peu moins, selon le sens dans lequel on le prend
dans ce sens-ci, je fais le mort dans ce sens-là, la mort m’enfante, la mort me lave à l’eau froide, douce mais froide
et pourtant j’aime beaucoup
une femme ne se rend compte de rien, ne discernant en moi que
l’abysse d’un brute
de moins en moins se manifeste la nécessité d’être, ou ne s’impose à moi l’idée de l’être comme nécessité
ontologiquement parlant, je débande
c’est comme si finalement les lacrymos n’avaient plus d’effet sur les yeux d’une contestation à l’état pur, d’une contestation sans objet
d’un ciel à cœur ouvert, depuis l’éternité démesu-
rément ouvert
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