dieu reste au milieu
au milieu
mais si tu passes le gué
les herbes rases les herbes hautes
les tiges coupantes
le marais bethléem
la vierge du bessin
un homme c’est un homme, ses poches le trahissent
une simple histoire de trous
j’accoste ma race, ma race quand elle a tout vu, quand elle s’est
dégénérée, moi je n’ai qu’un amour
le seuil. le pardon. l’au-diable. tu ne me répondras pas
m’alarme mais sans urgence, détache-moi du corps
je ne crois à ma réalité que lorsque la mer m’insulte, teigneuse, hargneuse, m’insulte me
crache à la gueule, tandis que je reste à terre
ni mère ni ferme
ton cercueil a une panne de côté
tu tournes et c’est ta mère qui te crève les yeux
j’ai cru apprendre à dire oui, je ne faisais qu’éclater mes couilles sur la bâtisse
il faut dire oui, oui malgré non, épongé le mot ne gicle pas
et le vent siffle ailleurs
on se baisera le sexe c’est sûr, on s’empalera l’inné
doucement, quasi tendrement on se remuera le couteau dans la plaie, la grosse plaie
j’ai envie d’un corps qui ne soit pas mon terroriste, un corps non signé
la mer qui m’annihile et le fait sans pitié
m’aime
la mort est dans mon cercle vu comme le cercle
s’élargit, s’inspire de ma douleur, mets ta chatte en demeure, œil pour œil, langue large, écharde
ne réveille la nuit
les ferries vont de nuit, ne réveille la nuit
la nuit

Laisser un commentaire