les offenses à la beauté nous ont ratiboisé les bourses, enrayé les ovaires. on se tourne vers nulle part on est jamais déçu
de ce côté-là
le reste du temps se passe à discréditer l’idée d’efficacité, enduire d’argile le kyste au cou de dieu, penser l’érotisme comme au radeau d’une méduse ballotté dans les flots tumultueux
d’un bac à sable
– être né ne m’aurait certainement pas dispensé de mourir
j’ai bien
lancé le bâton le plus loin que je pus, sauf que me manquait le chien de
me le rapporter – du coup cette histoire de bâton vraiment ne tient pas la route, j’ai revêtu le gilet jaune
au moment-même où le jaune rendait l’âme, ne participait plus aux couleurs, absent total des nuanciers
merdai-je encore ? ou se paumer ne fut-il jamais que l’habile précurseur de
sa propre disparition ?
il y a la mort ou il n’y a pas la mort, c’est l’un ou l’autre exactement
je nais donc tu meurs. je meurs donc rien. il y a la mort
il y a les petits jardins soigneusement entretenus, les rebords des fenêtres fleuris ad nauseam il y a la mort
et quelque chose qui n’est pas tout à fait la mort encore, quelque chose presque la vie, une pluie si fine qu’on ne la sent pas tomber
et dont on respire l’odeur plus qu’on ne la voit

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