l’amour à la débroussailleuse

  un homme ça n’arrange rien. ça se présente tel quel, en s’excusant en s’excusant de quoi
  comme si la hargne ne suffisait pas, il trace des chemins qui soi-disant mènent ailleurs, ou même ne mènent à rien, c’est à dire n’importe où
  – que pourrais-je pardonner de plus, et à qui donc ?
  l’amour ressemble à ça ne ressemble à rien, l’amour
  ne me ressemble pas

  appartenir à ce qui n’appartient à rien, les figures transitoires
  un christ en loques – je n’ai plus l’esprit de m’occuper à cela ni à autre chose
  on meurt debout
  on meurt assis
  on meurt couché
  tant de façons de mourir d’une seule et même mort, où le vent paraît-il
  ne souffle pas

  l’amour à la débroussailleuse, soit, comment embrasser
  le mur où ce naufrage… il ne reluit de rien
  moi qui ait tant trahi – preuve en est que je subsiste, or je tombe de travers, je tombe en porte-à-faux
  ressassant l’home sans peine

  j’ai pas la peur, j’ai pas la mort, je vis simplement
  dans un autre pays, un pays sans dessous.
  il y avait des paysages et alors quoi, les paysages ?
  les chiens meurent dans les coins
  les vivants meurent dans les coins
  les hommes s’y terrent, ils se questionnent du regard
  ne trouvent pas de réponse
  en leur regard

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