les gens qui se retrouvent le dimanche pour paresser en commun, ou la patience orthodoxe
on finit par ne plus se reconnaître, par ne même plus se voir à force d’être là
qu’est-ce qui manque à un mort ? une glace en été, l’été à lui seul sans doute
ne suffisant pas. qu’est-ce qui manque à l’appui ?
que l’on vive de près ou de loin est également odieux, j’ai donc emménagé une maison au milieu
l’eau n’entre que par la porte si on ouvre la porte, et le soleil par la fenêtre quand on ouvre la fenêtre
ça m’a fait tout drôle d’habiter quelque part, j’ai pris le temps d’apprendre l’adresse par chœur
quand l’homme s’effondrera la maison elle se dressera là, toujours au milieu, toujours à
la même adresse
tu me racontes une histoire tu ne me racontes pas une histoire. tu me racontes
une histoire sans histoire, un genre de non-histoire
celle d’un homme avec un balai, qui ne savait pas dans quel sens balayer et qui poussait les feuilles mortes, les mégots les papiers
d’un côté puis de l’autre, d’un côté ou de l’autre, indifféremment
c’était un homme avec un balai et donc il n’aurait pu
exister sans balai, qu’importent les feuilles mortes, les mégots les papiers
il a embrassé sa femme sur le front puis on l’a vu s’enfoncer dans les bois
touffus sont généralement les bois mais pas en hiver, du moins sous ces latitudes
de plus cet hiver-là les chasseurs restèrent chez eux bien au chaud – à cause du froid d’une part, mais aussi parce qu’ils avaient terriblement envie de copuler
d’autres femmes avant lui s’étaient donné la mort au fond des bois, s’étant bourré de cachetons, certaines fans d’elvis presley
lui, à tort ou à raison, n’appréciait guère elvis presley – chacun ses convictions après tout…
Laisser un commentaire