à la vie à la mort, je n’ai rien ajouté. j’ai la mort à côté
je crois je ferme les yeux. mes yeux se ferment. je n’arrive plus aujourd’hui à
contrecarrer. je sors du temps. le temps ça sert à ça
les psychotropes
la cuisse du verglas
: mourir élargit l’horizon
mourir m’habite. du coup je meurs à vide
j’espère bien renaître un jour, au petit jour
remis à jour
un jour tout comme un autre
je connais les nuits torrides, les nuits corrida, les nuits glaciales entre deux pôles
désormais les nuits
ne sont plus que de nuit
abrège la pente. porte la sur ton dos
on n’a plus rien à craindre, la crainte à craindre. on a peur de tout
l’ennui s’ennuie bâton en main, qu’il touille du fond
si je n’ai rien à dire, c’est déjà quelque chose
et quelque chose c’est déjà rien
mon port mobile. mon large accessoirement ne bouge pas. s’enfonce
je bande d’une femme. autrement dit une femme me bande
les yeux en demi-teinte, les yeux à peine éclos, une femme me bande c’est décidé
– lequel d’entre moi n’y
cédera pas
j’ai un homme et quand il vit, c’est qu’un fil le rattache
j’évite le milieu je glisse vers les berges, me subordonne au large, sage division
il y a de quoi se noyer dis-donc et tout du long
quelqu’un m’enlace la cheville, la cheville est trop basse
et trop basse si proche
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