d’une forêt sans arbre le triste dénuement

  être triste, si triste que relever les yeux
  les inonde de gris

  je ne résiste plus, j’embarque une porte ouverte, une porte donnant sur
  un ciel ver-
  tigineusement vide

  les hommes se sentent bêtes parfois, ils attrapent un mollusque
  parfois c’est toute la rivière qu’ils pêchent et lovent
  dans le creux de leur soif

  pour aller où ceci dit, vent se frottant sur les tombes. l’ombre
  gagne du terrain

  le millième, le millionième
  d’un homme assis
  se raccroche à un nuage en priant qu’il
  ne pleuve pas…

  la larme originelle ne coule pas, c’est l’homme tout autour
  qui s’égoutte, sèche au grand vent

  tour à tour éminemment
  et rien au demeurant
  – d’où donc se jeter pour cesser de tomber ?

  une tache, et qu’est-ce qu’on en dit là on n’en dit rien – elle ne
  s’efface pas

  la flèche
  a disparu derrière l’horizon. on enterre l’arc
  par deux fois, ou deux fois plus profond

Published by


Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *