j’ai mal au cri. mon p’tit bonhomme lucide git mort devant moi. j’ai mal
aux dents du cri. et tout ce qui tourne en rond, épouvantail de toute direction,
cueille des fraises ou, faute de fraises, ramasse les bouses
avec lesquelles on se frotte les testicules, pour ceux tout au moins disposant
de testicules
au-dessus de moi la mort, dieu au-dessus de la mort et au-dessus de dieu
règne diaphane mon amour.
l’obsolescence aux points
dits cardinaux, pas de vaccin contre l’essentiel, quelqu’un me susurre à l’oreille
or con est mon cerveau – mon cerveau tel qu’il s’entend
est con
mouches à merde collées à la lampe ou cognées à la vitre – soleils gluants, femmes clandestines…
il y a l’espoir de quelque chose je le sens bien, il y a l’espoir, le vide anal et sidéral
fous-moi la paix avec la vérité, la vérité qui louche, mes verres embués
à cause du masque. évidemment à cause du masque
un homme s’arrête à mi-chemin – où d’autre qu’à mi-chemin ? même le bout est à la mi
même le bout est à la bourre…
je ne lis sur les traits de ton visage que le destin d’un accent grave. mourir ne faiblit pas
entre deux vides il rougira
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