j’habite un ch’val, un ch’val c’est si précieux, surtout s’il est malade
pas de trace d’amour, sur le doigt ni sur le gland. du rocher dont on se jette
se retire la mer, se retire l’espace, dieu même
récuse cette épave. o néant beau néant, mère sangsue de cette épave
cercueil à glands
j’attache un être pur
à un marteau j’attache
un être pur, sous ce faisceau
c’est ma vie, et c’est ma vie que j’enfouis là. je te regarde à travers des yeux
de cloporte mort il y a mille ans
ou dix mille ans je ne sais plus, cent mille et des poussières je te regarde
quand tu n’existes pas
mon genre est amoureux, poupée de glaires poupée de cendres
minimal social.
ta race et des loupiotes, ton cul plein de lucioles
minimal social.
j’arrache la brosse à dents, je recrache toutes les dents – les miennes, les tiennes, celles des petits enfants
j’mets bas
un singe en cage, minimal social
en cage en pierre tombale, minimal
social.
la dernière fois j’ai dit vas-y, vas-y va t’en
pierre angulaire, mais angulaire de quoi
un homme n’oublie pas. un homme, c’est ce qui n’oublie pas
et qui finit pourtant
par s’oublier, soit mentalement, soit après
avoir raclé le fond, oui mais quel fond
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