dieu d’une pomme de terre

  et puis la dernière heure, on l’a laissée couler…

  je tends la main au vide, ça ne l’oblige pas
  ça ne l’oblige pas, et ça ne m’engage pas
  qui perd la main perd le vide, débouté

  chien méchant gaule sa mouche cependant, cela n’a rien à faire avec une quelconque histoire d’animaux

  une pomme est tombée, ce qui serait plutôt bon signe si derrière
  l’arbre n’avait pas crevé, ni l’cracheur de pépins.
  la dernière fois j’ai dit je t’aime, nous n’étions même pas nés

  si j’embrassais un serpent dans la bouche, avec ma langue d’homme, oserait-il me mordre ?

  du sang sur les paupières, la nostalgie d’un temps qui n’a jamais été
  on se tient là pourtant, en bancal équilibre sur le fait qu’on existe
  à n’en savoir que dire…

  maudits. maudits soient les sons et ceux qu’on n’entend pas – ne sommes-nous au final
  que l’écho des rumeurs ?

 

dieu d'une pomme de terre

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