un homme rend sa maîtresse

  ma vie sans ça ma vie c’est rien, mais c’est ma vie quand même
  et c’est mon rien

  l’amour il faut en coudre, en coudre et en découdre, je m’appelle marie je
  me touche la verveine

  un millionième de moi n’a pas vu le beau temps. le reste à l’aveuglette
  bataillait du chignon

  me sens comme un virage à fleur de peau, éraflée de toute part et encore, je résiste au départ tel
  qu’on se jette au trou, la fenêtre debout

  accoutume-toi à moi, jusqu’à ne plus pouvoir t’en passer, jusqu’à
  ne plus me séparer

  plus personne ne sait qui d’une audace ou d’un chien mort
  prit possession de l’âme

  qui de quoi d’où comment c’est, je ne joue pas avec toi, je ne joue pas à suce-l’os
  j’ai peur commune

  la dernière fois j’ai vu ta mère elle me colle un timbre sur le front j’encule de l’air, de l’air gelé
  rhabille-moi d’une flamme illimitée

 

un homme rend sa maîtresse

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