éthique des môles

  des jambes pour aller, des chaises pour s’asseoir, on a l’confort et tout
  après on répond non à la question posée (toute question, subsidiaire), on se fait pas la bise, on tourne autour
  du pot commun

  au bout de mon idée il y a une idée vide, avec quelqu’un de mort planant au-dessus, qui ne tient pas la barre
  voire pas d’idée du tout, évanescente, claire

  intelligence universelle c’est mon copain, un fluide commensal, l’esprit ménopausé t’as bien conscience de ça hein, de n’être
  que destin. alors pars, les coudes gris

  parce que c’est triste, triste la vie, et qu’on y met des enfants dedans, qu’on leur frotte les dents au savon noir
  je me regarde jusqu’au bout. ça fait un bail, jusqu’au bout…

  dieu était un homme assis, j’ai regardé par-d’sus l’épaule
  l’épaule comme membre du corps, social était le corps, l’homme s’est levé d’un dieu resté assis
  à l’épaule gauche perroquet

  toute chose obstrue la vue, toute chose se pose entre soi et le néant, entre soi et son propre néant
  ainsi l’idée de soi, une fenêtre en plein jour, un vide en lieu et place  du cœur – si avec ça je n’ai pas raison c’est que raison
  n’y entend rien

 

éthique des môles

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